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Essence

Les éléments naturels remplissent une fonction dans l’ordre des choses, fonction qui est dans leur nature

Les choses et les êtres tiennent leur place dans l’ordre du monde et remplissent la fonction que leur nature leur ordonne, pour la plus grande harmonie du monde. Leur essence, leur être, ce qui est essentiel, qui les fait être et devenir ce qu’ils doivent être, transforme leur situation en un destin, une place, un office, une dignité. Les essences, ordonnées, classées, se situent sur une échelle des êtres ; elles fondent l’idée de hiérarchie naturelle, les idées de supériorité en soi, d’égalité ou d’infériorité. Ne pas respecter les natures des choses ni leur rang, c’est aller contre-nature, menacer l’ordre, risquer le chaos.

Or, rien ne soutient cette vision essentialiste du monde.

La notion de nature d’une chose n’est plus qu’une métaphore fâcheuse, risquée, pour désigner grossièrement les résultantes réelles ou supposées de causes physiques et biologiques, multiples et hétérogènes.

Ce livre de Clémentine Guyard pointe les contradictions inhérentes à l'idée de nature dans l'optique qu'on cesse de s'y référer ; l'autrice critique notamment le rôle qu'elle joue dans les diverses oppressions qui structurent nos sociétés.

Selon une des écoles éthiques les plus anciennes, mais toujours actuelle, la pierre de touche des bonnes lois et institutions est leur conformité avec la nature. Dans cet essai, John Stuart Mill affirme que ces doctrines sont creuses et nocives

Extraits d'un article de David Olivier : « une écologie antinaturaliste, une écologie de l’artificiel, de l’innovation, de la liberté [peut] rassembler une grande part des motivations et élans réels de bon nombre d’écologistes. Je dirai aussi qu’il s’agit, à mon

Selon Colette Guillaumin, le fait d’être appropriée, c'est-à-dire d'être une chose dans un rapport social déterminé, a un corollaire idéologique : la classe des approprié-es est considérée comme totalement immergée dans la nature, et est définie par ses caractéristiques corporelles.

Dans cette vidéo, l'équipe de la Tronche en Biais critique sur un ton humoristique l’essentialisme, évoque son mode de fonctionnement à un niveau cognitif et ses implications délétères d’un point de vue éthique et politique.

Le mot de Nature semble clair lorsque nous l’employons, mais, dès que nous réfléchissons, il apparaît complexe et peut-être même obscur. Avec Robert Lenoble, nous allons tenter d'y voir plus clair, en parcourant les principales significations qu'il a prises au

Jean-Jacques Kupiec pose de sacrées questions. Et si l'idée de « programme génétique » était une illusion qui nous vient en droite ligne de l'essentialisme d'Aristote ? Et si la biologie moléculaire procédait elle aussi de phénomènes aléatoires, qui se voient simplement retenus

La notion d'espèce serait-elle une notion aussi peu scientifique que celle de race ? C'est la thèse que soutient David Olivier dans cet article. Qu'importe, pourrait-on se dire : les catégories scientifiques ne sont pas en soi des catégories

Une société sans racisme ? La perception de la race telle que nous la connaissons actuellement est récente. Dans ce texte de 1972, Colette Guillaumin nous donne un aperçu d'une époque où la race ne constituait pas une réalité sociale