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Essence

Les éléments naturels remplissent une fonction dans l’ordre des choses, fonction qui est dans leur nature

Les choses et les êtres tiennent leur place dans l’ordre du monde et remplissent la fonction que leur nature leur ordonne, pour la plus grande harmonie du monde. Leur essence, leur être, ce qui est essentiel, qui les fait être et devenir ce qu’ils doivent être, transforme leur situation en un destin, une place, un office, une dignité. Les essences, ordonnées, classées, se situent sur une échelle des êtres ; elles fondent l’idée de hiérarchie naturelle, les idées de supériorité en soi, d’égalité ou d’infériorité. Ne pas respecter les natures des choses ni leur rang, c’est aller contre-nature, menacer l’ordre, risquer le chaos.

Or, rien ne soutient cette vision essentialiste du monde.

La notion de nature d’une chose n’est plus qu’une métaphore fâcheuse, risquée, pour désigner grossièrement les résultantes réelles ou supposées de causes physiques et biologiques, multiples et hétérogènes.

Réponse à la critique humaniste de Luc Ferry de l’antispécisme. L’humanisme, au sens de système éthico-politique centré sur la notion d’humanité, repose sur l’essentialisme. Le projet d’un humanisme non métaphysique semble compromis.

Ce livre reprend les plus importants articles de sociologie politique de Colette Guillaumin, tout particulièrement "L'appropriation des femmes" et "Le discours de la nature" ; l'autrice analyse cette appropriation comme générant précisément un tel discours – une analyse magistrale qui semble

Et si le spécisme se comprenait uniquement dans une perspective essentialiste ? Et s’il fallait déconstruire l’essentialisme pour en finir avec les discriminations arbitraires et les traitements injustes qui en découlent ? Voici la thèse qu’expose ici Cédric Stolz et

Dans cette courte vidéo, on apprend que l'essentialisme est un mode de pensée très confortable pour notre cerveau mais se traduit par des généralités abusives. Nous sommes tous sans le savoir des experts de la discrimination statistique. Nous avons une

L'idée de Nature et celle de nature des choses ont beaucoup évolué au fil du temps. Ce qui n'a guère changé, c'est la fonction idéologique qu'elles remplissent, de légitimation de ces aspects de l'ordre existant qui nécessiteraient précisément d'être justifiés

Ce livre de Clémentine Guyard pointe les contradictions inhérentes à l'idée de nature dans l'optique qu'on cesse de s'y référer ; l'autrice critique notamment le rôle qu'elle joue dans les diverses oppressions qui structurent nos sociétés.

Selon Colette Guillaumin, le fait d’être appropriée, c'est-à-dire d'être une chose dans un rapport social déterminé, a un corollaire idéologique : la classe des approprié-es est considérée comme totalement immergée dans la nature, et est définie par ses caractéristiques corporelles.

Dans cette vidéo, l'équipe de la Tronche en Biais critique sur un ton humoristique l’essentialisme, évoque son mode de fonctionnement à un niveau cognitif et ses implications délétères d’un point de vue éthique et politique.

Le mot de Nature semble clair lorsque nous l’employons, mais, dès que nous réfléchissons, il apparaît complexe et peut-être même obscur. Avec Robert Lenoble, nous allons tenter d'y voir plus clair, en parcourant les principales significations qu'il a prises au