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Religiosité

L’idée d’un monde harmonieux et ordonné remplace l’idée de Dieu

Il faut préalablement penser une Création, un Tout ordonné, pour penser un Créateur : l’idée de Nature est au fondement de nos religions. Mais ces derniers siècles l’idée d’un monde harmonieux et ordonné a supplanté l’idée superflue d’un Dieu bon et ordonnateur. La religiosité contemporaine imagine une entité dotée de la puissance du Cosmos, qu’elle pare des atours de la beauté et de l’harmonie. La « laïcisation » de nos sociétés s’est opérée en feignant de croire que l’idée de Nature s’opposait aux superstitions de la religion. La religiosité est donc restée, diffuse, commune mais non collective, convoquable avec complaisance.

L'idée de Nature et celle de nature des choses ont beaucoup évolué au fil du temps. Ce qui n'a guère changé, c'est la fonction idéologique qu'elles remplissent, de légitimation de ces aspects de l'ordre existant qui nécessiteraient précisément d'être justifiés

Selon une des écoles éthiques les plus anciennes, mais toujours actuelle, la pierre de touche des bonnes lois et institutions est leur conformité avec la nature. Dans cet essai, John Stuart Mill affirme que ces doctrines sont creuses et nocives

Extraits d'un article de David Olivier : « une écologie antinaturaliste, une écologie de l’artificiel, de l’innovation, de la liberté [peut] rassembler une grande part des motivations et élans réels de bon nombre d’écologistes. Je dirai aussi qu’il s’agit, à mon

Dans cette courte vidéo, Yves Bonnardel expose que l’idée de nature sert à court-circuiter la réflexion sur de nombreux enjeux éthiques et politiques, et que la combattre est crucial pour toutes les luttes d’émancipation.

Dans cette vidéo, Sohan Tricoire évoque un pilier de la naturopathie : le causalisme. Il s'agit d'une approche méthodologique visant à cibler les causes profondes des problèmes de santé, par opposition à la médecine conventionnelle, qui ne s’attaquerait qu’aux symptômes.

Un livre important : l’idée de nature peut être considérée comme une des principales « ombres de Dieu », sinon comme le principe de toutes les idées contribuant à « diviniser » l’existence (et à la déprécier ainsi en tant que telle).

Le mot de Nature semble clair lorsque nous l’employons, mais, dès que nous réfléchissons, il apparaît complexe et peut-être même obscur. Avec Robert Lenoble, nous allons tenter d'y voir plus clair, en parcourant les principales significations qu'il a prises au

C’est une idée aujourd’hui profondément ancrée que la nature s'oppose à la religion comme le progressisme s'oppose à l’obscurantisme. Selon Clément Rosset, il se pourrait pourtant que l’idée de nature, non seulement ne fasse que substituer une religion à une

Une analyse de David Olivier à partir de la malheureuse formule de « sélection naturelle » qui, en tant qu’expression finaliste (une sélection est réalisée intentionnellement dans un but déterminé), favorise l'attribution d'une finalité, une volonté et des objectifs, à